• CHAPITRE SEPT



    Bonjour à tous, je suis désolée pour la mise en page, je travaille sur Word Vista et je ne maîtrise pas du tout, il va me falloir un certain temps pour m'habituer et... vous aussi.
    Voici le septième chapitre de "L'OMBRE AU TABLEAU", le dénouement se précise. Bonne lecture.



    CHAPITRE 7


    - Eh bien Allister ! En voilà une histoire poignante. Heureusement que les sorciers n'existent plus à notre époque.
    - Dommage tu veux dire ! Car s'il y en avait encore, la solution serait facile à trouver. En tout cas, dans ce que tu as lu, elle ne nous apparaît pas clairement.

    - Reste là et essaie de trouver ! Moi je vais descendre au salon chercher les tableaux et les ramener ici. La solution est dans les peintures, ça ne fait aucun doute.

    Allister se mit à tout déballer : le contenu des caisses en bois, des armoires... Comme si nous n'en avions pas suffisamment déballés durant toute la journée...
    Une multitude de petits objets jonchaient à présent sur le plancher du grenier, mais rien. Pas la moindre trace de tubes de gouache. Il commença à s'agiter pour réfléchir, jetant de temps en temps un œil dehors. Il faisait trop sombre pour y discerner l'ombre de Delenfer. Mais comment se pouvait-il qu'il soit visible en vrai et dans le tableau ?
    Je remontai, les toiles sous le bras. Allister était installé tel un virtuose, au piano. Il pianotait de ses deux pattes sur le clavier duquel un son bizarre en sortit.
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>- Ce n'est pas le moment de jouer Allister ! De plus, tu joues très mal. Lui dis-je avec humour.
    <o:p> </o:p>Je posai les tableaux, debouts contre une caisse, à même le sol et fis un pas en arrière pour mieux en apprécier l'ensemble quand soudain, un...
    <o:p> </o:p>"PSSSST"  Se fit entendre.
    <o:p> </o:p>Je n'avais pas la berlue, j'avais bien vu Luna, la maman d'Allister, m'appeler en me faisant un clin d'œil. Allister s'approcha de moi et tous deux, nous assîmes en tailleur devant la toile. Luna se mit à parler.
    <o:p> </o:p>- Mes petits, comme je suis heureuse de vous voir. Vous êtes nos sauveurs, vous savez ?
    - On aimerait bien vous sauver maman, mais nous n'avons aucune solution et nous ne sommes pas parvenus à mettre la patte sur les peintures.
    - Je sais où Delenfer les a cachées, mais d'abord, laissez-moi vous conter la suite du journal vous allez comprendre : En rentrant de voyage, Louis Delenfer avait tout compris en découvrant le tableau peint par Elène. Il savait que si elle disparaissait, ce serait la famille proche de la Duchesse qui hériterait et lui, se verrait chasser de la maison.
    Alors, pour établir un nouveau marché avec sa femme, il se peignit dans la toile. Mais, aveuglé par la rage et la colère, il n'avait pas pris garde à un détail : le tableau était signé par Elène, celle-ci, la créatrice de l'œuvre pouvait donc décider de tout à l'intérieur. Delenfer n'avait plus aucun pouvoir dans la peinture, il était tombé dans son propre piège.
    Comme il s'était peint à l'extérieur de la maison, Elène lui claqua la porte au nez. Il se retrouva prisonnier du jardin sans aucune possibilité de s'enfuir sauf la permission de son épousée. Elène n'avait, cependant, aucune envie de laisser ce monstre retourner dans le monde réel où il aurait pu, grâce à ses pouvoirs maléfiques, nuire à ses amis. C'est pourquoi vous êtes en sécurité dans cette maison. 
    <o:p> </o:p>-- J'en étais sûr, je l'ai tout de suite su. S'écria un Allister tout frétillant, me volant ainsi ma réplique. Lui, le plus poltron des nounours ! Se rasseyant dans le calme, il posa une ultime question et laissa terminer sa maman :
    - Pourquoi Delenfer est-il visible à notre époque, dans notre monde, dans notre jardin ?
    - Rien de bien grave, rassurez-vous mes enfants, de temps à autre ses pouvoirs maléfiques refont surface... Mais, il a tout de même bien de la chance, il a un jardin lui, des arbres, une rivière... Moi, petite peluche, voilà plus d'un siècle que je m'ennuie à mourir dans ce tableau... J'y ai été peinte sans décor... C'est pourquoi d'ailleurs, quand Delenfer baisse sa garde, je peux aller où bon me semble... C'est ainsi que j'ai pu vous attirer dans le jardin. Vous savez, il y a des années que nous réfléchissons au moyen de nous échapper, Elène et moi. Et nous avons trouvé la solution à force de nous torturer l'esprit ! Pour rompre le charme, il faut quelqu'un de l'extérieur, né le même jour que celui où le sortilège a été créé. En l'occurrence ici, il s'agit bien du dix-neuf juin. Donc, mes enfants, vous pouvez le faire ! Les tubes de peinture ensorcelée ont été cachés dans le piano, il suffit de les diluer avec un peu d'huile de lin.J'ouvris le piano et... surprise ! Non seulement les peintures s'y trouvaient mais le cadre des parents d'Elène aussi. Je m'en emparai et l'installai à côté des deux autres.
    - On est bien d'accord Luna, les peintures sont là, mais que faire ? Comment effacer Delenfer ?
    - Je suis sure que tu trouveras Vanille, demande à Allister, il sait lui.
    - Moi ? Non, je ne sais pas... Riposta-t-il.
    - Allez mon grand, creuse-toi un petit peu la tête... Je vais t'aider : qu'est-ce qui est fort et robuste, et qui traverse le temps ?
    <o:p> </o:p>Là, Allister réfléchit pour de bon. Il aimerait tant aider sa maman.
    - Qu'est-ce qui est fort et qui traverse le temps ? Qu'est-ce qui est fort et... UN ARBRE ! Oui ! C'est bien un arbre !
    - Eh bien ! Voilà, je savais que je pouvais te faire confiance fiston... Je t'aime tellement.
    <o:p> </o:p>Allister dansait de joie pendant que je faisais ma « cuisine » : je sortis la palette et commençai à y étaler du vert d'un côté pour faire un feuillage et du marron de l'autre pour faire un tronc. Le tout arrosé à l'huile de lin que l'on mélange délicatement, séparément, évidemment.
    <o:p> </o:p>- Je vais tacher de peindre un chêne bicentenaire, ça lui apprendra ! M'insurgeai-je en trempant mon pinceau dans la peinture.
    <o:p> </o:p>Sur les indications de mon nounours, lui seul pouvant voir Delenfer sur la toile, je commençai à peindre le tronc du chêne à l'endroit même où se trouvait l'abominable homme en noir.
    <o:p> </o:p>Dehors, au même moment, on entendit un hurlement...
    <o:p> </o:p>Un cri lugubre. Un cri de douleur, d'atroces souffrances déchirer le silence de la nuit.
    Sans aucun scrupule, je passai une seconde couche de marron puis entamai le feuillage avec du vert...
    <o:p> </o:p>Plus rien...



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